Certaines essences repartent vigoureusement depuis la souche après la coupe. Peuplier, robinier, ailante, saule ou laurier peuvent produire des rejets sur le collet et parfois plus loin sur les racines. Une coupe répétée des jeunes pousses épuise rarement le système assez vite pour libérer durablement la zone. Dans les secteurs du centre historique médiéval, où le bâti ancien est dense, les racines traçantes demandent une vigilance particulière autour des évacuations, regards, murs et dallages. Elles ne percent pas spontanément une canalisation intacte, mais exploitent les joints dégradés et les zones humides. Le repérage des réseaux souterrains précède donc tout passage de rogneuse. Nous recherchons les regards visibles, interrogeons le propriétaire sur les plans disponibles et sondons prudemment autour de la souche. Si un tuyau ou un câble traverse le périmètre, la profondeur et l'angle de travail sont adaptés, voire l'intervention reportée jusqu'au marquage du réseau. Le rognage du collet interrompt la reprise directe au centre, mais des drageons éloignés peuvent subsister selon l'essence. Ils sont alors coupés et surveillés pendant la saison suivante. Près d'une fondation fissurée ou d'un collecteur ancien, nous recommandons l'avis du professionnel compétent avant d'extraire une grosse racine. Tirer dessus avec un véhicule déplacerait le sol et pourrait aggraver le dommage que l'on cherche précisément à éviter.